Agata Preyzner
peintures récentes à la galerie des arches
vu par Emily et Goji
Nombre de personnes ont l'habitude de dire que le hasard fait bien les choses. Effectivement, trouver cette galerie releva d'un heureux hasard, puisque toutes celles que nous avions prévu de visiter étaient en préparation de futures expositions. Errant dans les rues de paris, nous sommes passés devant la galerie des arches (22, rue des quatres fils 77003 Paris M° Rambuteau, Hotel de ville, St-Sébastien Froissart), àl'intérieur de laquelle était exposé un univers simple, mais attirant.
C'est dans un univers planétaire, téllurique, où nous évoluons avec l'artiste. Je ne suis pas expert en science fiction, mais en tant qu'amateur, je fais immédiatement le rapprochement avec certaines illustrations et couvertures, notamment dans les années 70. La suite de l'exposition apportera des précisions du même ordre, mais attardons nous tout d'abord sur les oeuvres exposées à l'entrée.
Ces trois tableaux (environ 40x50cm) représentent chacun une sphère (oui, même celui à gauche, cliquez pour agrandir) dont la nature de chacun est plus ou moins équivoque selon les cas, il s'agit de planètes. Notamment, le tableau numéro 23, à droite, à été réalisé en superposant plusieurs couches de peintures gratées ou "crevées" pour réaliser crevasses et cratères (Vous souvenez vous de cette publicité pour des cookies montrant un jeune homme atteint d'une acnée avancée et précisant : "chez LU, nous avons les plus beaux cratères."). Ici, les notions de "croute terrestre" et de téllusrisme, déjà employée, prennent tout leur sens. La technique des "bulles éclatées" à été reprise dans le tableau du centre (voir illustration n°1), mais ici, nous sommes moins face à une représentation purement "astrologique" et les trois coups de pinceaux au centre de la toile, ainsi que les bulles relèvent d'un certain lyrisme (rappelez vous les pochettes d'album des Pink Floyd et certaines fresques hyppies). La troisième planète, à gauche, se fond presque avec l'arrière plan (oui, sur l'original, elle est visible). Dans un effet, des plus minéral, froid, malgré les teintes marron/ocre. Passons au tableau suivant, placé juste en face, certainement à dessein.
Ce tableau, que j'affectionne particulièrement, prend naturellement la place qu'on lui a donné, en face des trois tableaux, ou son aspect gagne tout son intéret.
La première idée qui vient à l'esprit est celle d'un astre solaire, puis viens celle de l'éclipse, suivie de celle d'une activité volcanique intense. Ici vient une question importante. L'artiste évolue-t-elle dans un lyrisme pur, ou la cause scientifique est-elle directrice dans son travail ? Laissons cette question en suspend et passons à la série suivante.

Voici quelque chose de significatif. Sur ce qui apparait au premier coup d'oeil est une abstraction. Et puis, OH ! Surprise, en bas, un reflet. Dés lors la sphère, légèrement excentrée, prend forme dans nos esprits d'une structure, entourée d'immeuble. Mais où trouves-t-on se genre de petits batiments sphériques ? Vous l'aurez compris, la structure sphérique est un fantasme science-fictionnel depuis les origines du genre, d'autant plus si elle s'intègre dans un paysage urbain et d'une étendue d'eau. Passons aux tableuax suivants.
Celui ici était caché, à droite du tableau précédent, dérrière un renfoncement du mur. Qu'avons nous ici ? Deux tableaux présentés côtes à côtes, à la fois proche et différent. En quoi ? Commençons par celui de droite. Nous avons une architecture dont on ne discrene que le contour, s'effaçant dans la brume et la neige. La forme la plus visible est celle d'un homme, ou ce qui y ressemble, au pied de ces immeubles. Sa présence à telle vocation de gabarit ? Ou celle de rendre cette environnement "vivable" aux yeux du spectateur ? Ou encore l'artiste sait-elle précisément ce que pense cet homme dans sa tête ovoïde ? Bref, passons au tableau de gauche. Les valeurs sont inversées, Sombres dans la partie inférieure et claires dans la partie supérieur. Ici, les structures semble être plus proches du sol, uns fosse se dessine, et le brouillard à plus un aspect de fumée, voir de polution. Nous sommes ici dans un environnement moins aceuillant, bien que les teintes soient exactement les mêmes. Passons désormais au tableau censé suivre le tableau précédent (?!).
Ah! Tout ceux qui connaissent l'illustrateur Cassandre ou qui ont lu Batman (ou tout simplement ceux qui connaissent l'art du début du XXe siècle, l'art déco ou le purisme) ne peuvent retenir un petit sourire en coin. C'est ce que nous avons ici, une double représentation reprenant les codes de mouvements privilégiants les formes géométriques et les couleurs pures dans un objectif d'éloge de la modernité dans l'élégance. Gardons à l'esprit l'opposition entre la sphère et la ligne droite qui est clairement apparue dans le cinquième tableau, et que tout deux sont des symboles forts de la théosophie, qui fut une source spirituelle d'inspiration pour de nombreux artistes, dont Mondrian. Tableau suivant...

Toujours un paysage urbain, mais ici, il n'est plus question d'élégance, plus proche des deux tableaux vus précédemment, l'utilisation des teintes marrons /ocre, les formes hachées, trouées, l'atmosphère froide, rappellent les lendemains de bombardements. Un genre de décors que l'artiste à sûrement déjà pu observer, née en pologne (qu'elle quittera à l'age de 19 ans), les batisses laissées à l'abandon depuis la fin de la guerre y sont nombreuses. Enfin, les derniers tableaux, qui tranchent fermement avec ce que nous avons vu précédemment.
Nous voici clairement dans l'abstraction, moins n'y ai-je pas pu discerné la moindre forme. Quant aux couleurs, lorsque j'observre la toile de gauche, les mots chocolat et vanille me viennent automatiquement à l'esprit. L'esprit léger est largement plus représenté deans les toiles récentes de cette artiste. Et malgré les coups de pinceaux vifs, ces deux toiles dégagent une certaine sérénité, ou du moins de simple capacité à apprécier le fait d'être en vie et d'avoir accès à quelques petits plaisirs au quotidien. Je pourrais disserter encore longtemps et donner de nombreuses autres précisions sur chaque tableau, mais je suis déjà en retard en cours.
Je laisse à Emily la possibilité de donner sa version, et à vous tous, je demande un commentaire.
Les oeuvres de cette artiste sont affichées dans la galerie des arches jusqu'au 20 octobre, nous n'avaons pas pu toutes les prendre en photo, la personne présente à déjà été bien gentille de nous laisser photographier ces oeuvres.
Agata Preyzner est une artiste contemporaine, et on peut la contacter, cela, vous intéresse-t-il ?
vu par Emily et Goji
Nombre de personnes ont l'habitude de dire que le hasard fait bien les choses. Effectivement, trouver cette galerie releva d'un heureux hasard, puisque toutes celles que nous avions prévu de visiter étaient en préparation de futures expositions. Errant dans les rues de paris, nous sommes passés devant la galerie des arches (22, rue des quatres fils 77003 Paris M° Rambuteau, Hotel de ville, St-Sébastien Froissart), àl'intérieur de laquelle était exposé un univers simple, mais attirant.
Ces trois tableaux (environ 40x50cm) représentent chacun une sphère (oui, même celui à gauche, cliquez pour agrandir) dont la nature de chacun est plus ou moins équivoque selon les cas, il s'agit de planètes. Notamment, le tableau numéro 23, à droite, à été réalisé en superposant plusieurs couches de peintures gratées ou "crevées" pour réaliser crevasses et cratères (Vous souvenez vous de cette publicité pour des cookies montrant un jeune homme atteint d'une acnée avancée et précisant : "chez LU, nous avons les plus beaux cratères."). Ici, les notions de "croute terrestre" et de téllusrisme, déjà employée, prennent tout leur sens. La technique des "bulles éclatées" à été reprise dans le tableau du centre (voir illustration n°1), mais ici, nous sommes moins face à une représentation purement "astrologique" et les trois coups de pinceaux au centre de la toile, ainsi que les bulles relèvent d'un certain lyrisme (rappelez vous les pochettes d'album des Pink Floyd et certaines fresques hyppies). La troisième planète, à gauche, se fond presque avec l'arrière plan (oui, sur l'original, elle est visible). Dans un effet, des plus minéral, froid, malgré les teintes marron/ocre. Passons au tableau suivant, placé juste en face, certainement à dessein.
La première idée qui vient à l'esprit est celle d'un astre solaire, puis viens celle de l'éclipse, suivie de celle d'une activité volcanique intense. Ici vient une question importante. L'artiste évolue-t-elle dans un lyrisme pur, ou la cause scientifique est-elle directrice dans son travail ? Laissons cette question en suspend et passons à la série suivante.
Voici quelque chose de significatif. Sur ce qui apparait au premier coup d'oeil est une abstraction. Et puis, OH ! Surprise, en bas, un reflet. Dés lors la sphère, légèrement excentrée, prend forme dans nos esprits d'une structure, entourée d'immeuble. Mais où trouves-t-on se genre de petits batiments sphériques ? Vous l'aurez compris, la structure sphérique est un fantasme science-fictionnel depuis les origines du genre, d'autant plus si elle s'intègre dans un paysage urbain et d'une étendue d'eau. Passons aux tableuax suivants.
Toujours un paysage urbain, mais ici, il n'est plus question d'élégance, plus proche des deux tableaux vus précédemment, l'utilisation des teintes marrons /ocre, les formes hachées, trouées, l'atmosphère froide, rappellent les lendemains de bombardements. Un genre de décors que l'artiste à sûrement déjà pu observer, née en pologne (qu'elle quittera à l'age de 19 ans), les batisses laissées à l'abandon depuis la fin de la guerre y sont nombreuses. Enfin, les derniers tableaux, qui tranchent fermement avec ce que nous avons vu précédemment.
Je laisse à Emily la possibilité de donner sa version, et à vous tous, je demande un commentaire.
Les oeuvres de cette artiste sont affichées dans la galerie des arches jusqu'au 20 octobre, nous n'avaons pas pu toutes les prendre en photo, la personne présente à déjà été bien gentille de nous laisser photographier ces oeuvres.
Agata Preyzner est une artiste contemporaine, et on peut la contacter, cela, vous intéresse-t-il ?
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